🎓 Le Collégial (S3.20)
- janie724
- 29 janv.
- 3 min de lecture
Épisode du 27 janvier 2026
Le cheer au secondaire reprend tranquillement son souffle, mais au collégial, la réalité est plus rough : programmes disparus, manque de gyms, budgets serrés, coachs sous-payés… et pourtant, on parle d’un niveau où on demande du niveau 4. C’est exactement pour ça qu’on a fait cet épisode.
Dans ce Sujet à Janie, on met le doigt sur les vraies affaires : pourquoi le collégial a perdu autant de plumes, pourquoi c’est dur de repartir un programme quand il est mort… et surtout, quoi faire concrètement pour remettre l’engrenage en marche au Québec en 2025-2026.
⚠️ Le cheer au collégial en 2025-2026 : une réalité qui ne tient plus debout
On ne va pas tourner autour du pot : si tu veux que le cheer au collégial survive, il faut arrêter de faire semblant que tout va bien.
Aujourd’hui, il reste très peu d’équipes actives et, dans plusieurs régions, il n’y en a plus assez pour faire un vrai réseau régional ou provincial comme avant. On est loin de l’époque où plusieurs cégeps avaient leur identité forte, leurs rivalités, leurs traditions… et une vraie notoriété.
Le résultat? Des athlètes qui quittent au moment du passage secondaire → cégep… puis qu’on retrouve parfois seulement plus tard à l’université ou au civil.
🚧 Pourquoi ça bloque au cégep
💸 1) La rémunération des coachs : un non-sens
Au collégial, tu coachs du niveau 4. Ça prend de l’expérience, de la structure, du jugement et de la gestion humaine. Pourtant, la réalité dans beaucoup d’établissements, ce sont des forfaits annuels qui, une fois le temps réel calculé, tombent en dessous du salaire minimum.
C’est simple : si tu veux des coachs compétents, il faut arrêter de les payer comme si c’était un hobby.
🏟️ 2) Les gyms et les plages horaires : le nerf de la guerre
On entend encore trop souvent :
« On n’a pas de gym pour vous. »
Entre les horaires pleins, les gyms loués aux villes, les priorités données à d’autres sports… le cheer se fait tasser. Et quand tu finis dans une cafétéria ou une salle non adaptée, tu peux oublier le développement sécuritaire et performant.
⚠️ 3) La peur du risque… alors que tout sport comporte des risques
Oui, le cheer demande un encadrement compétent. Non, ce n’est pas plus dangereux par défaut que d’autres sports.
La vraie question, c’est : est-ce que l’établissement met les ressources minimales pour que ce soit bien fait?
🎯 Pourquoi un cégep devrait ramener une équipe de cheer
Les cégeps veulent :
du recrutement
de la rétention
de l’identité
de l’appartenance
Une équipe de cheer au collégial, c’est :
un sport qui attire et retient les étudiant.e.s pendant tout leur parcours
un groupe de 20 à 30 athlètes qui crée de la vie dans l’école
un moteur de fierté et de culture sportive (pep rally, encouragements, visibilité)
une opportunité sportive majeure, particulièrement pour les filles
Bref : c’est un investissement qui rapporte beaucoup plus que ce que plusieurs imaginent.
🛠️ Comment repartir un programme sans demander la lune
Si tu veux repartir une équipe de cheer au collégial, voici la vraie game :
⏳ S’y prendre tôt : janvier, c’est déjà le temps de parler à la direction sportive.
📊 Vendre le projet : recrutement, notoriété, vie étudiante, rétention.
🧠 Arrêter d’attendre le “parfait” : tu commences avec ce que tu as.
👀 Faire découvrir le cheer aux décideurs : invite-les à une compétition RSEQ secondaire.
🔗 Créer des ponts secondaire → collégial : continuité, collaboration, parcours clair.
L’objectif n’est pas l’utopie. L’objectif, c’est de faire rouler la petite boule. Une fois qu’un cégep repart la machine et que ça fonctionne, les autres finissent par vouloir la même chose.
🔚 Le mot de la fin
Le collégial est un maillon critique. Si on le perd, on brise le parcours. Si on le relance, on crée une continuité sportive solide pour des centaines d’athlètes au Québec.
Tu veux partir une équipe collégiale et tu ne sais pas par où commencer? Ne fais pas ça tout seul. Structure-toi. Entoure-toi. Commence maintenant, pas en août.






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